Introduction

 

Il est essentiel pour le rédacteur de préparer les lecteurs à ce qu'ils s'apprêtent à consulter. Cette préparation doit situer le lecteur par rapport à la notion de plan d'interprétation et à son contenu.POURQUOI ?
Sachant que le plan d'interprétation forme un pivot à la réalisation de programmes d'activités, il est souhaitable de voir apparaître sa définition. Cette section présente sommairement, en plus de la définition d'un tel plan, les points suivants :
• la démarche utilisée pour réaliser un plan d'interprétation.
• le contenu global du P.I par chapitre.
• la "durée de vie" générale du document.
• le cahier des charges, facilement identifiable, qui constitue la commande officielle.

Particularités concernant la durée de vie
Le P.I est un document évolutif, il est révisé périodiquement mais pas nécessairement dans son ensemble.
Parmi les chapitres les plus sujets aux variations, citons en premier lieu :"axes de communication" et "plan d'action".
Par contre la "localisation ", la "description du site", les
"potentiels d'interprétation", les "unités d'interprétation", la "thématique du site" et la "clientèle" constituent des chapitres révisables et ajustables à moyen terme, sauf cas de force majeure.
QUOI ?

Le rédacteur se réfèrera à la première partie de ce guide pour en retrouver la
définition



Le cahier des charges peut figurer par exemple en encadré




 
Un texte est suffisant pour présenter cette section, il doit être bref et percutant, de manière à capter l'attention des lecteurs et à les inciter à poursuivre leur lecture.COMMENT ?

 

Localisation

 

Parce qu'il existe une complémentarité et des affinités entre cette section et les sections traitant de la fréquentation des diverses clientèles, de la thématique, etc ... il est nécessaire d'identifier la situation du site, les contextes locaux et régionaux.POURQUOI ?
Il y a lieu de situer le site dans le contexte général de la région dans laquelle il s'insère. On y inscrira des notions telles que les limites administratives, les frontières (naturelles ou pas), les bassins de population ...
Selon le contexte, plus variable en Europe qu'en Amérique, il y a lieu de rappeler au lecteur l'existence des parcs, des sites classés ou protégés, des réserves, des bases de loisir à caractère éducatif et des réseaux de sites environnants, ainsi que leur mode de fonctionnement.
QUOI ?





 

Nous suggérons d'utiliser des cartes légendées à caractère régional, de préférence une carte générale de la région administrative flanquée d'un plan général du site, plus petit.

Le rédacteur inscrira sur ces cartes :
• le titre de la carte
• une légende descriptive du territoire cartographié
• une représentation graphique du nord magnétique
• une échelle graphique
• une cartouche regroupant toutes les informations concernant la carte (y compris les organismes gestionnaires ou les partenaires).

COMMENT ?

L'annexe n°2 présente le type de carte susceptible de convenir à la légion du Nord Pas de Calais

La carte régionale peut étre remplacée avantageusement par une photo de satellite

 

Description du site

 

2.3.1 Historique administratif du site

2.3.2 Caractéristiques

2.3.3 Schéma d'aménagement

 

2.3.1 Historique administratif du site

En vue de renseigner les utilisateurs du P.I, de situer le site dans le cadre légal d'entités reconnues et de considérer les antécédents du site, nous avons à élaborer l'historique du site sous son aspect juridique et administratif.POURQUOI ?
Le rédacteur présente les faits saillants ou évènements marquants qui auraient pu changer le cours de l'évolution du site au fil des années. Il doit y insérer les données suivantes et d'autres qu'il jugera pertinentes selon le territoire envisagé.
• type de bail reconnu jusqu'à aujourd'hui
• année d'acquisition, s'il y a lieu, et par qui
• année de la création du site
• statut du site.
QUOI ?





 
Par un texte ou un tableau rassemblant les données disponibles selon un ordre chronologique. Il convient de noter que la consultation des textes légaux, lorsqu'ils sont disponibles, peut prendre du temps ...COMMENT ?


2.3.2 Caractéristiques

Afin de mieux connaître notre territoire, nous décrivons sa physionomie ; celle-ci dévoile un ensemble de caractéristiques qui le composent.
Cette synthèse se veut une énumération sans aucune considération
d'ordre social, économique, humain ou interprétatif.
Elle fait découvrir le site dans sa réalité "brute".
POURQUOI ?
Le rédacteur du P.I inclut dans cette section les données de géographie physique traitant de :
• la topographie générale
• la superficie totale du site
• l'altitude moyenne.
QUOI ?





 
Nous vous conseillons de rédiger un texte bref énumérant les principaux traits décrivant le site.
Il s'avère préférable d'inclure une carte générale à une échelle adéquate schématisant les caractéristiques mentionnées ci-dessus ; cette échelle variera naturellement en fonction de la superficie totale du site.
COMMENT ?

 

2.3.3 Schéma d'aménagement

Cette notion est primordiale ou devrait l'être pour tout gestionnaire de site ou de réseau. Les efforts d'interprétation sont basés sur le zonage du site, le type d'équipements construits, et le modèle d'activités éducatives souhaitables pour le public. Il constitue de plus l'une des assises des futurs programmes d'interprétation et il y a lieu d'en faire un rappel sous la forme de synthèse et de le définir.

Le schéma d'aménagement se définit comme "l'organisation des activités qui peuvent être pratiquées par le biais des aménagements et des services, il vise à faire connaître aux visiteurs les accès au site, le réseau routier à l'intérieur et en périphérie de celui-ci, les activités qui y sont offertes et les aménagements qui y sont mis à la disposition du public".

Il cherche en fait à induire des comportements par une organisation de l'espace.
POURQUOI ?

Au Canada, l'interprétation trouve une grande partie de sa justification par le rôle d'équilibre qu'elle assure entre la demande en loisirs de détente (récréation) et la nécessité de sauvegarder des espaces naturels souvent considérables (conservation). Ajoutons que la définition du concept d'aménagement et des objectifs se trouvent facilités la plupart du temps par la maitrise foncière du territoire.
Le rédacteur doit inclure les données suivantes :
• le zonage du territoire( P.O.s.)
• les équipements actuels en rapport avec les loisirs de plein air et l'éducation à la nature
• les équipements futurs prévus en rapport
• les caractéristiques quantitatives et qualitatives de chacun des équipements.
QUOI ?





 
Présenter le schéma d'aménagement sur une carte de synthèse à une échelle adéquate, ou mieux, sur plusieurs cartes montrant l'évolution souhaitée à terme.

Utiliser les documents existants sur le schéma d'aménagement : brochure de présentation, documents officiels...

Il faut noter, au risque de se répéter que cette section est une description globale et qu'elle doit être présentée de manière très succincte.
COMMENT ?

En France, sur le territoire des parcs naturels régionaux ou aux abords des sites protégés, les zonages, quand ils existent, obeissent à des logiques très variables et très spécifiques.

 

Potentiels d'interprétation

 

Ce chapitre constitue la première assise concrète du P.I. Il nécessite une analyse en profondeur des potentiels biophysiques et humains de la part du rédacteur pour en faire ressortir les principaux potentiels d'interprétation susceptibles de sensibiliser les visiteurs, leur présenter des connaissances nouvelles et leur faire prendre conscience de l'existence d'un milieu naturel à préserver.

Il comprend trois parties essentielles : les potentiels au niveau de la région ou entité naturelle, les potentiels rencontrés au niveau exclusif du site et la synthèse des potentiels obtenus.

2.4.1 Potentiels caractérisant l'entité naturelle

2.4.2 Potentiels exclusifs au site

2.4.3 Analyse des potentiels d'interprétation

 

2.4.1 Potentiels caractérisant l'entité naturelle

Plusieurs cas différents nous obligent à en synthétiser le contenu dans le P.I.


1. les sites à protéger, les réserves
- le cas ou le site est représentatif de la région naturelle (au niveau de la nature ou de la culture). Le site peut être alors envisagé comme le symbole de la région naturelle dans laquelle il s'insère (la règle)
- le cas ou il s'agit, à l'inverse, d'un accident par rapport à la région (l'exception). Dans ce cas, le site est une exception par rapport à ce qui existe en règle générale dans la région.
Dans les deux cas, la nature du site par rapport à la région où il est situé, est une composante essentielle dans la création d'un site de conservation, il correspond dans le premier cas à un condensé de la région naturelle, alors que dans le second cas, c'est le critère d'unicité qui le rendra intéressant.

2. les sites principalement dédiés aux loisirs de plein air
Leur existence relève de la demande en activités "récréatives" de la part du public ; il est cependant intéressant de noter qu'ils se trouvent dans une région naturelle spécifique.
Ici, le rédacteur présente une brève définition de la région naturelle.
Nous la définissons de la façon suivante :
"Une région naturelle est une portion de territoire qui possède un caractère propre, une ambiance particulière, dûs à un assemblage de ressources à caractère physiographique, forestier, historique, écologique ou autre et que l'homme a ou n'a pas utilisé à différentes fins".

POURQUOI ?
 

le mot "récréatif", aux consonances enfantines en France exprime mieux que tout autre l'aspect de détente, de délassement à base de sport ou de jeu qu'il véhicule. Nous le garderons donc sous sa forme adjective.

Le rédacteur doit inclure les éléments suivant sous forme de synthèse :
• un rappel de ce qu'est une région naturelle
• ses composantes physiques, tels que le relief, la géologie, la géomorphologie et autres
• ses composantes biologiques , tels que la végétation et la faune
• ses composantes humaines et culturelles
QUOI ?





 
Nous suggérons au rédacteur d'utiliser un texte écrit pour présenter d'une façon synthétique le contenu de la région naturelle, de consulter les textes détaillés qui la présentent et qu'il pourra trouver dans des publications généralement non accessibles au public( études, notes de synthèse, expertises ... ). La plupart du temps, il suffit de demander ... Les chambres de commerce, d'agriculture, la D.D.E., les archives départementales, la D.R.A.E., les bibliothèques universitaires sont d'excellents pourvoyeurs de documents pour peu que l'on insiste.COMMENT ?

 

2.4.2 Potentiels exclusifs au site

Nous devons chercher d'autres potentiels propres au site et à une échelle moindre que celle de la région naturelle. Il faut alors en faire une synthèse selon trois aspects différents :
• le potentiel abiotique
• le potentiel biotique
• le potentiel humain

L'identification des potentiels du territoire s'avèrera un rouage important dans le processus des regroupements de potentiels d'interprétation et facilitera ensuite la création d'unités territoriales appelées "unités d'interprétation". Elle favorisera ultérieurement la planification de la thématique.
POURQUOI ?

Ces catégories quelque peu arbitraires, ne doivent être considérées que comme une facilité de classement




 
Le rédacteur fait mention des potentiels du territoire en présentant un sommaire des inventaires effectués dans chacun des domaines suivants :

potentiel abiotique
Ce paragraphe fait l'analyse de tous les points d'intérêt relatifs aux éléments physiques, c'est-à-dire en rapport avec la géologie, la géomorphologie, la pédologie, l'hydrologie et toute autre science pertinente pour ce milieu.

potentiel biotique
On entend par biotique: tout ce qui vit.
Ce paragraphe comprend un résumé de tous les points d'intérêt liés à la végétation et à la faune ... sauf l'espèce humaine.

potentiel humain
Ce paragraphe présente une synthèse de tous les points d'intérêt relatifs à l'histoire humaine, la culture, l'ethnologie ... qui sont le reflet de la présence humaine à des époques différentes.
QUOI ?

Rechercher avec soin des mots clés ou des expressions capables de rendre au mieux la nature des potentiels. L'exercice mérite d'être fait en groupe, car ces expressions devront faire référence.
Les potentiels peuvent intégrer le facteur temps : caractéristiques climatiques, époques de migration, etc.


Mythes et légendes, éléments du  patrimoine humain intangible, peuvent constituer un important support de communication!
Les résultats des recherches ou études doivent être présentés sous forme de textes de synthèse et appuyés par des cartes à des échelles adéquates. Nous suggérons d'utiliser une carte pour chaque domaine scientifique.
De plus, si des inventaires détaillés n'ont pas encore été faits sur tous les sujets, il faudra au moins présenter dans cette section l'état actuel de nos connaissances, et éventuellement en rechercher d'autres.
Rappelons que les plans de gestion des milieux naturels incluent systématiquement les données appartenant au milieu biotique, plus succinctement les données sur l'abiotique, qui constituent généralement le fruit d'une compilation, et pratiquement jamais les données relatives aux potentiels humains que l'on devra chercher ailleurs (historiens, ethnologues ... ).
COMMENT ?

Il faut savoir que les parcs canadiens considérent comme un potentiel, les services et  équipements existants pour le tourisme: ils les classent dans la catégorie des potentiels récréotouristiques.
Du stock de photos à une  figure locale en passant par la gatronomie, tout peut contribuer à la mise en valeur d'un territoire ...

 

2.4.3 Analyse des potentiels d'interprétation

L'existence de cette section permet de :
• déterminer l'importance des potentiels d'interprétation les uns par rapport aux autres
• faciliter la subdivision du territoire en "unités d'interprétation".
POURQUOI ?


 
Le rédacteur inclut dans cette section les éléments suivants :
• la liste des critères préconisés pour la classification des potentiels
d'interprétation
• la synthèse des résultats obtenus sous forme de tableaux, en
incluant le coefficient accordé à chacun des critères;
• les cartes de localisation des potentiels d'interprétation.
QUOI ?
 
Le rédacteur utilisera l'annexe intitulée "méthodologie d'analyse et de sélection des potentiels d'interprétation", qui décrit et justifie toutes les étapes de recherche et de choix de potentiels, pour présenter un tableau commenté.

Pour y parvenir, il dispose également d'une grille d'analyse, qu'il s'agira de remplir par discipline. La constitution d'un groupe de travail est nécessaire pour mener à bien cette tâche.

Bien entendu, pour l'élaboration de ce chapitre comme pour les suivants, un important matériel sera rassemblé ou réalisé : cartes, dessins, documents, enregistrements ... Il conviendra de les rassembler en annexe du P.I une fois ce dernier rédigé.

Ce matériel servira non seulement à garantir le bien fondé de la démarche et de la décision, mais pourra servir à d'autres types de recherche.
COMMENT ?

voir annexes n°3 et n°4

pour bâtir cette grille, nous avons procédé à une adaptation desuitères et des coefficients peu en rapport  avec la réalité française
( géographie, clientèle, objectifs .. .)
Un débat peut s'instaurer sur la validité des critères  proposés entre les membres du groupe de travail conviés à la cotation. Il faut savoir que cette grille s'appuie sur des méthodes statistiques, mais qu'elle peut être, le cas  échéant modifiée pour  éprouver la pertinence d'un critère ou l'intérêt d'un sous-ensemble.
Des outils informatiques  faciliteront grandement le traitement des données.

 

Unité d'interprétation

 

Ce chapitre constitue une autre étape très importante dans la planification de l'interprétation, et permet de passer du stade de l'analyse à celui de la synthèse. C'est en quelque sorte le chapitre de la cristallisation...

2.5.1 Définition

2.5.2 Description des unités d'interprétation

2.5.3 Les interrelations entre les unités d'interprétation

 

2.5.1 Définition

Certains auteurs québécois peuvent utiliser d'autres expressions pour cette notion comme les "aires d'interprétation", "les sous unités d'interprétation"...
L'unité d'interprétation est une portion de territoire dont les points 1 d'intérêt d'ordre physique, biologique et culturel.se regroupent en une combinaison particulière (approche systémique)
Il est important de préciser l'expression "combinaison particulière" qui implique des affinités électives entre les éléments permettant de les regrouper et d'en faire une unité d'abord territoriale, mais aussi sémiologique: un univers de signes qui se répondent.
Nous préférons le terme "unité" qui recouvre à la fois les exigences géographiques et opérationnelles
Un simple rappel sous forme de définition est suffisant pour introduire ce chapitre.COMMENT ?
 

 

2.5.2 Description des unités d'interprétation

Le rédacteur inclut un récit descriptif sur chaque unité d'interprétation et fait mention, par discipline, des éléments  mportants qui la caractérisent.
Un site de moyenne importance (un millier d'hectares) peut contenir de 1 à 5 unités. Il s'agit d'en identifier clairement le nombre et la nature et pour ce faire, on utilisera avec profit la technique des cartes croisées qui constitue certainement la méthode décisionnelle la plus adaptée. Un rédacteur peu rompu à la planification y trouvera de ressources tout à fait étonnantes.
QUOI ?
Utiliser l'annexe "méthodologie de création d'une unité d'interprétation" pour décrire ces unités. Cette description doit présenter les phénomènes caractéristiques propres à chaque unité et mettre en évidence les combinaisons particulières à l'intérieur d'une même unité. Pour chaque caractéristique, présenter une liste des sujets susceptibles d'intéresser le visiteur du site.
Un texte suffira pour décrire chaque unité d'interprétation.
COMMENT ?

Annexe n°8 expliquant le procéde des cartes  croisées

 

2.5.3 Les interrelations entre les unités d'interprétation

En vue de faire ressortir l'importance relative de chacune des unités d'interprétation, nous établissons un système permettant de faire des interrelations entre celles-ci et favorisant l'élaboration d'une thématique. 
Nous conseillons au rédacteur de :
• donner, grâce à un tableau assorti d'un commentaire, une cote d'ensemble pour chacune des unités présélectionnées en tenant compte de différents critères :
· sujets susceptibles d'intéresser le visiteur du site; (tranquillité, sérénité, beauté des panoramas, diversité, lien direct du visiteur avec le milieu natureL..)
· représentativité (aux yeux du visiteur)
· exceptionnalité
· facilité de développement
· accessibilité
· fragilité ou non du site
· coût d'entretien du site
· variété d'expériences pour le visiteur
· présence d'activités récréatives compatibles
· etc.

• présenter la cote obtenue sous forme de priorité de développement des unités d'interprétation. Un schéma représentant à la fois les interrelations entre les unités d'interprétation, les priorités de développement de ces unités et la richesse relative des potentiels peut être utilisé pour résumer toutes ces notions.
COMMENT ?

Voir en annexe n°6 un exemple de grille d'analyse

Nous avons regroupé par  rubriques les types de critères proposés par le modèle et procédé à la révision de certaines cotes et intlulés






Voir en annexe n°7 un exemple de schéma ou "atomium"

 

Thématique du site

 

Ce chapitre met à l'épreuve toutes les capacités de synthèse et de créativité du rédacteur. Une attention trés particulière doit de ce fait lui être accordée.

 

Les étapes antérieures étaient déterminantes dans le choix de la thématique du site, qui suscitera une mise en valeur optimale des connaissances de l'interprète. TI est alors nécessaire d'avoir une vision globale du site, ce qui implique une bonne coordination et une bonne gestion des tâches.
En effet pour permettre aux gens de bien comprendre les points d'intérêt que recèle le territoire, le rédacteur doit les vulgariser et les présenter de façon systémique.
L'image totale qu'on veut donner du site s'obtient en juxtaposant les images partielles développées en sous-thèmes à l'intérieur de la thématique.
On ne peut ici choisir de comparaison plus exacte que l'élaboration d'une dramaturgie, dont on contrôle bien les ressorts, mais dont le déroulement et .. .l'interprétation sont désonnais liés au talent du metteur en scène et des acteurs.
POURQUOI ?





À ce stade-ci de l'étude, il est bon de donner la parole à des créatifs susceptibles de proposer expressions et images chargés de sens. Il faut toutefois veiller à la cohérence et la pertinence de l'ensemble des concepts
Une thématique de site constitue la base de toute la programmation des activités d'interprétation; elle doit cependant comporter certaines qualités car tous nos efforts d'interprétation sont directement reliés au choix d'un thème. Ce dernier doit avoir les caractéristiques suivantes :
• être représentatif du territoire
• être exact
• être succinct
• être imagé
• être bien vulgarisé
• être complet en soi
• attirer la curiosité
• susciter la découverte du milieu
• valoriser l'importance des interrelations de l'homme avec le milieu naturel
• permettre de discerner des éléments dominants
• établir des interrelations entre les composantes du milieu
• être cohérent
• etc.
De plus cette thématique doit pouvoir se présenter sous une forme schématique et mérite d'être repensée si le rédacteur ne peut la présenter ainsi.
QUOI ?

Le rédacteur présente le thème général du site sous forme de récit ou d'histoire. Il peut aussi présenter en annexe un tableau illustrant la sélection des thèmes pressentis, sous forme de titres ou d'images schématiques.
A partir des schémas d'interrelation entre les composantes du milieu et entre les unités d'interprétation, le rédacteur cherche le fil conducteur de ces éléments répondant aux caractéristiques précitées. Il trouvera en annexe les outils nécessaires pour cette tâche délicate.
Il est bon de retenir en plus les exigences suivantes pour l'acceptation d'un thème :
1 - éviter le dédoublement du thème d'un territoire à l'autre.
2 - le thème retenu doit représenter le territoire, il doit respecter l'un des trois critères suivants :
• caractériser la région naturelle à l'intérieur de laquelle il se situe,
• être exceptionnel localement, en France, en Europe...
• être exceptionnel dans l'entité naturelle à laquelle il est rattaché.

COMMENT ?

Pour trouver et décrire le thème : l'annexe n°8 intitulée "élaboration d'une thèmatique".
l'annexe n°9, modèle d'interrelation entre les composantes du milieu.
L'annexe n°10, exemple de sélection du thème d'un site.
Pour cet exercice, la réunion d'un groupe de travail savère là aussi indispensable

 

Clientèle ciblée


Connaître ceux à qui s'adressent les programmes d'interprétation est une étape cruciale pour la détermination des moyens d'interprétation. Le rédacteur doit alors présenter à l'intérieur de cette section une rétrospective des usagers du site ainsi qu'une prospective des clientèles à toucher.
Pour ce faire, il pourra utiliser des recherches bibliographiques, statistiques ou enquêtes qui ont déjà été effectuées ou en planifier de nouvelles.

2.7.1 Rétrospective

2.7.2 Prospective
 

2.7.1 Rétrospective

Cette section s'applique à un site opérationnel (c'est à dire qui a dejà été ouvert au public), ou lors de la réalisation d'un nouveau plan.

Cette rétrospective quant aux utilisateurs passés et actuels du site permet d'établir une image claire de ceux qui l'ont fréquenté et qui en ont utilisé les services. Elle sert ainsi à ajuster nos tirs à l'égard de la stratégie à adopter tant sur les ressources nécessaires, les approches à développer que les priorités et échéanciers de réalisations à établir.

La mise en évidence des clientèles existantes permet d'évoluer et de rechercher des programmes adéquats à développer pour les futurs récepteurs.

La clientèle régionale mérite d'être soigneusement prise en compte: sa proximité du site lui donne l'occasion de le visiter à tout moment de manière plus ou moins régulière pour peu qu'il soit sollicité. Le gestionnaire portera beaucoup de soin à élaborer une stratégie de communication en accord avec ses objectifs et avec les objectifs des autres sites régionaux complémentaires, voire concurrents ...faute de quoi on peut s'attendre à voir des équipements surchargés ou même dépourvus d'attraits nouveaux à offrir au public au moment opportun.

POURQUOI ?

Dans le cas de sites nouveaux le rédacteur se référera, pour réaliser une étude rétrospective de la clientèle, à d'autres sites ou à des études existantes concernant la fréquentation de sites semblables dans la région

Cette section présente un rappel global des fréquentations antérieures, les diverses activités offertes, leur fréquentation, le profil,les attentes, et le degré de satisfaction obtenu. Il s'agit en outre de comparer et d'analyser la réponse aux différents stimulants antérieurs, et d'en identifier les effets sur les clientèles régionales potentielles.

QUOI ?

ainsi, la nature et l'impact des campagnes d'image, et des différents éléments de communication doivent faire l'objet d'une analyse régulière

 

L'utilisation de données quantitatives sur la fréquentation et de données qualitatives sur le profil de l'usager, son degré de satisfaction, ses besoins et attentes, pennet de compléter ce tableau rétrospectif. Les rapports statistiques du site, les rapports et les enquêtes antérieures, quand ils existent, fournissent de telles données.
Des textes brefs et des tableaux de synthèse suffisent ; on peut y adjoindre une carte mettant en évidence bassins de population, axes routiers, pôles d'attraction, etc.

Si cela s'avère nécessaire à la confection du P.I, il ne faut pas hésiter à se procurer des données sur les attentes et les besoins en mettant sur pied une "enquête-maison".

A ce sujet, il est bon de rappeler que :

le profil du visiteur fait habituellement mention de :
· ses caractéristiques sociologiques (âge, sexe, scolarité, statut, profession, revenu)
· sa provenance
· le nombre de visites passées (fréquence)
· la durée de son séjour
· le type d'activités pratiquées
· la période de fréquentation. etc.

le degré de satisfaction tient compte de :
· sa satisfaction générale par rapport à tout ce qu'il a vécu sur le site
· sa satisfaction spécifique par activité pratiquée et service utilisé

les besoins et attentes font mention de :
· ses aspirations en tenne d'offre d'activités et de services
· ses motifs de participation et de non-participation

Des ouvrages de référence. sont disponibles depuis peu sur les clientèles et les messages propres aux sites naturels. En effet un grand retard doit être comblé en France sur les aspects psychosociologiques de l'environnement, et c'est certainement ici que s'accusent le plus les différences de sens entre "l'éducation à l'environnement" à la française et la notion d'interprétation, où le mélange des genres est pennis et l'implication encouragée.

COMMENT ?






Voir les annexes n°11 A et B







Attention ! bien des enquêtes se révèlent inexploitables pour la prospective. Un minimum de rigueur et le concours d'un expert sont recommandés












Signalons pour la nouveauté du modèle, les études du Centre de communication avancée (voir bibliographie)


2.7.2 Prospective

Cette section est valable pour tous les sites, qu'ils soient nouveaux ou non. 

La détennination de clientèle à cibler est importante avant de statuer sur les moyens à entreprendre. En effet, les approches préconisées pour les enfants diffèrent de celles qui s'adressent à des adultes. Dans le même ordre d'idées, les modalités de pratiques ne sont pas les mêmes d'une activité à l'autre ; elles impliquent des moyens qui doivent s'adapter à ces variations et aux besoins différents de leurs adeptes.

POURQUOI ?

Sans mentionner les différentes tendances sociales, qui recherchent dans un site donné des buts parfois opposés

 
Le rédacteur doit donc identifier les groupes de visiteurs qu'il veut cibler par les programmes d'interprétation, à pondérer et prioriser ces clientèles ciblées en fonction des efforts d'interprétation à déployer.QUOI ?


 
Nous suggérons au rédacteur de présenter ces données sous forme de courts textes et tableaux.COMMENT ?


Catégories de clientèle à cibler

Ce paragraphe rappelle les caractéristiques et les attentes de chacun de ces groupes.
L'information nécessaire à cette section provient des résultats obtenus pour formuler la section "rétrospective". Il est cependant plausible d'anticiper une nouvelle clientèle au fur et à mesure que le site va se développer et que l'offre d'activité va se diversifier. Il faudra alors tenir compte, sous forme de prospective, de ces nouveaux développement dans l'identification du public à toucher.

Quelques catégories de clientèle
Il convient de les décrire en isolant de préférence chacun des groupes mentionnés.

On a coutume de distinguer les clientèles libres et les clientèles captives. La première catégorie désigne les individus, les familles généralement en activité ( professionnelle, scolaire...) pendant leur période de loisirs ; elle se caractérise par sa mouvance et ses impératifs horaires. La deuxième se constitue généralement de groupes (retraités, comités d'entreprise, scolaires dans le cadre de l'école) dont l'avantage principal est l'effet de nombre et la relative souplesse d'emploi du temps. Ces derniers sont amenés forcément à exploiter un réseau d'équipements et de sites en nombre limités dans une région.




















Bien que captives, ces  clientèles ne sont hélas pas toujours faciles à ... captiver


Objectifs à l'égard des clientèles ciblées

Afin de faciliter la mesure d'efficacité des P.I et d'aider à la prise de décision, le rédacteur fixe des objectifs en terme de clientèle à atteindre... Il quantifie et priorise ces clientèles et détermine quand il compte entreprendre ses efforts auprès d'elles.POURQUOI ?

Les objectifs du service d'interprétation sont alors fixés sous forme quantitative à l'égard des clientèles ciblées.

QUOI ?
Nous suggérons de présenter ces objectifs sous forme de tableaux et d'énoncés succints mais non équivoques.
L'exemple qui suit permet d'illustrer une forme possible où en plus, la notion de priorité est avancée. Pour vérifier la validité des résultats il faut évidemment préparer un système d'évaluation plus ou moins élaboré.
COMMENT ?


 

 

année% de visiteurs du site atteints par l'interprétation
 
Exemple d'objectif quantitatif par rapport à la clientèle

Par catégorie de clientèle : faire une estimation, et fixer les objectifs en %
198810dont hiver : 20%
19892025%
19903530%
19915035%
19925540%

 

Buts et objectifs de l'interprétation dans le site

 

Parce qu'ils forment un point de référence à toute la démarche incluant la démarche d'interprétation, qu'ils orientent les actions en constituant des critères de décision et qu'ils sont la base de la planification, ils font le lien entre le mandat, les orientations et les actions sur le site. Ils sont identifiés à l'intérieur de ce chapitre par le rédacteur du P.l. En réalite, les buts et objectifs expriment le ou les résultats concrets que l'on attend de la mise en oeuvre du plan d'interprétation.POURQUOI ?

La fixation d'objectifs se révèle difficile dans les cas de territoires étendus, en raison de la multiplicité de points de vue des autorités et des partenaires concernés. Le P.I peut jouer un rôle déterminant dans une négociation, particulièrement vis-à-vis des élus

Le rédacteur formule une liste de buts et objectifs en rapport avec la démarche éducative envisagée, avec la thématique et la clientèle déterminées auparavant.
Au nombre des objectifs généraux, on compte les ojectifs d'aménagement où il est question par exemple de canaliser le public ou de lui montrer la nature sous un jour nouveau, aussi bien que des objectifs économiques où l'on évoque une possibilité d'autofinancement et ses conséquences ...
Il faut que soient signalés les points auxquels une importance particulière est accordée, surtout pour les plans de site.

QUOI ?


 
A l'aide d'une liste hiérarchisée. Pour ce faire il est souhaitable que le rédacteur :
• élabore des énoncés fondamentaux clairs et concis
• consulte l'annexe ''Fixation d'objectifs" (noter que la nomenclature relative à la distinction des types d'objectifs ne doit pas présenter une contrainte pour leur rédaction)
• se souvienne que la qualité principale d'un objectif est de pouvoir être mesuré, évalué, tant au niveau d'une activité que d'un programme dans son ensemble, et d'être précisé dans le temps. Il énonce donc les critères permettant de l'évaluer.
L'objectif général (de niveau 1) est précisé par ses objectifs particuliers et spécifiques (objectifs de niveaux 2 et 3).
COMMENT ?

Voir l'annexe n°12


Nous insistons sur la nécessité d'une évaluation sur quelques points réprésentatifs des  objectifs déclarés.
Se méfier des objectifs qualitatifs, souvent trop vagues

 

 

Axes de communication


Ce chapitre vient présenter les types d'intervention qui seront utilisés en interprétation dans le site. Il se subdivise en deux parties: la stratégie et les moyens (media). Il peut peut être concis ou détaillé selon que la commande porte sur la conception d'ensemble ou sur des propositions très poussées et opérationnelles.

Pour répondre aux objectifs cités antérieurement et les remplir d'une façon concrète, pour faire le lien entre les objectifs et l'opération, le rédacteur trace ses grands champs d'intervention. Il convient de citer les différents moyens qu'il entend utiliser à court, moyen et long terme. Il sélectionne ainsi les divers moyens de communication qui lui permettront de véhiculer les messages.

la stratégie de communication
Elle se situe au centre de gravité de trois forces: l'attente du public visé, la personnalité du territoire, et l'identité du maître d'ouvragee par exemple, l'institution). Cette étape nécessite un maximum de créativité. On peut reconnaître que l'axe retenu a quelques chances de réussir si il déclenche l'excitation et la créativité des membres du groupe de travail.

les media, ou moyens
Les interventions préconisées se divisent en deux groupes :

les interventions personnalisées :
Ce sont celles qui exigent la présence d'un interprète du patrimoine pour faire le lien direct entre le milieu naturel et le visiteur. Ce type de contact est considéré comme idéal, car il est prévu pour un public réel et qu'il fait appel à un niveau affectif. Certains considèrent tous les autres media comme des palliatifs.

les interventions non personnalisées :
Ce sont celles qui n'utilisent pas d'interprète, mais plutôt un objet. Cela va du panneau de signalisation au pavillon d'accueil en passant par des films, des dépliants ou tout autre moyen jugé adapté aux circonstances (au nombre desquelles il ne faut pas oublier le vandalisme...)

POURQUOI ?

 

 

 

 

 

 

 



 

Exemple : randonnée accompagnée d'un guide naturaliste



Exemple : un panneau d'auto-interprétation

Le rédacteur doit inclure dans cette section les éléments suivants :
• la stratégie qu'il entend utiliser en rapport avec l'application des interventions personnalisées
• la liste des moyens utilisés pour véhiculer les messages (liste générale) par thème et par clientèle
• un court texte descriptif sur chaque moyen proposé
• la priorité d'implantation des moyens retenus
• l'association de chaque moyen à la philosophie de l'état, ou de l'organisme initiateur, promoteur ou demandeur de la démarche.

QUOI ?

L'annexe n°15 identifiant une liste de moyens constitue une base de travail, elle se doit d'être ajustée et complétée par rapport à la réalité du site et  aux nouveautés en méthodes d'interprétation

Il est souhaitable que le rédacteur utilise des textes, des tableaux ou des résumés pour transmettre les résultats de son analyse. Nous lui conseillons d'utiliser "les critères de sélections des moyens de communication" présentés en annexe.
Nous lui suggérons de consulter en plus l'exemple concernant les moyens utilisés par thème et par clientèle.

Nous lui proposons enfin de présenter en annexe de son plan une liste d'interventions personnalisées qu'il a évaluées sans nécessairement avoir retenu chacune d'elles.

Il est à noter que cette section doit être assez détaillée pour permettre la rédaction de futurs plans d'opération annuels, sans toutefois être aussi spécifique que ces derniers. Autrement dit, elle encadrera ces plans mais ne s'y substituera pas.

COMMENT ?


Voir annexes n°13 et n°14


Si le rédacteur est chargé de donner des orientations, cette section peut être assez dense mais brève; si il doit détailler les moyens préconisés, elle peut donner lieu à un cahier d'annexes, avec ou sans le chapitre 10

 

Plan d'action


Dans ce chapitre, le rédacteur présente son plan d'action en tenne d'échéancier de réalisation des activités à effectuer, ainsi qu'en tenne de coût de réalisation de ces activités

2.10.1 Echéanciers

2.10.2 Coûts de réalisation (budgets)
 

2.10.1 Echéanciers

Pour mieux structurer la mise en application du plan d'activités, pour faciliter la préparation de la programmation annuelle, le rédacteur doit établir un ordonnancement des différentes activités de planification et d'interprétation, qu'il exécutera en déterminant un horizon de réalisation pour celles-ci.

POURQUOI ?

Activités de planification
Elles correspondent à toutes les activités de gestion générale et de gestion du milieu naturel ayant un rapport avec l'interprétation exceptées les activités offertes directement au public.
Le rédacteur présente un plan de mise en oeuvre de toutes ces activités. TI définit également une priorité de réalisation pour chacune des étapes.

QUOI ?

Exemples :
le recrutement et la formation du personnel, la construction d'un centre d'accueil, et l'équipement pour le faire fonctionner, des études ou inventaires spécifiques etc..
Il est souhaitable de présenter la programmation sous la forme d'un tableau et d'utiliser de courtes descriptions pour ces actions.
Des documents ad hoc traiteront spécifiquement chacune de ces activités puisque le P.I ne doit pas être trop détaillé.
COMMENT ?

Nous avons préparé pour le rédacteur un exemple d'activités de planification qu'il peut consulter en annexe n°16
Activités d'interprétation
Ces activités correspondent aux activités d'interprétation directement offertes aux visiteurs du site.

Le rédacteur inclut dans cette section :

• les activités qui seront offertes au public

• l'échéancier de réalisation de l'ensemble de ces activités d'interprétation pour un horizon à moyen terme (cet horizon sera détaillé pour chaque année par la suite et fera l'objet d'une programmation annuelle.
QUOI ?

Exemples: période de fonctionnement du centre d'accueil ; disponibilité de panneaux d'auto interprétation sur les sentiers de randonnée ; programmation saisonnière.un échéancier de 5 ans est  conseillé, sachant que des parties du P.I. peuvent être modifiées au besoin
Il est souhaitable de présenter cette programmation sous la forme de tableau et de la compléter de courts textes au besoin.COMMENT ?

Voir exemple en annexe n°17

 

2.10.2 Coûts de réalisation (budgets)

La préparation et la réalisation d'activités exigent des dépenses qui doivent être prévues et distribuées dans une période de
temps déterminée; elles sont de trois niveaux:
• ressources humaines
• ressources matérielles
• ressources financières
Cet exercice s'avère indispensable en vue de l'établissement des budgets annuels.

POURQUOI ?

Le rédacteur inclut des coûts globaux de réalisation par rapport aux activités de planification et celles offertes au public.QUOI ?
Il est préférable de présenter les données sous forme de tableaux et de les inclure aux tableaux de programmation pour les deux types d'activité. Une approximation globale des effectifs peut être suffisante en ce qui concerne les activités d'interprétation.
Il est à noter que cette section se veut indicatrice et que c'est au plan d'opération annuel que revient le détail pour chaque année des coûts reliés aux effectifs et au fonctionnement en général.
COMMENT ?
 

 

Conclusion du modèle

 

Parce que le P.I constitue un document de grande envergure tant par son volume que par sa portée, le rédacteur doit faire une synthèse des énoncés qui y ont été formulés et des divers tableaux présentés.

POURQUOI ?

Le rédacteur doit traiter des principales idées suivantes :

• rappeler les raisons d'existence d'un P.I (importance, portée)
• les buts à court terme pour l'interprétation en rapport avec la réalisation du P.I
• faire sortir l'idée maîtresse de chacune des sections du P.I
QUOI ?
 
Il est souhaitable que le rédacteur utilise un texte suivi, clair et concis pour traiter cette sectionCOMMENT ?
 

 

En temps que document de référence, le plan d'interprétation doit être présenté avec le soin qu'il mérite : graphiquement attrayant et efficace, mais sans effet gratuit, car il doit être avant tout utilisable et fonctionnel ; cependant il n'est pas inutile, pour attirer l'attention des partenaires concernés sur les principales conclusions d'un plan d'interprétation, leur faire connaître le site et au besoin emporter leur adhésion, de réaliser un document-programme très bref reprenant la thématique et les images fortes du site, avec l'aide d'un graphiste.Une suggestion pour présenter vos conclusions aux décideurs qui n'ont pas le temps de lire les dossiers

 

Bibliographie

 

Le rédacteur du P.I établit une bibliographie pour permettre à ceux et celles qui le désirent, de connaître les sources qui ont servi à l'élaboration du document, faciliter leur consultation de celles-ci, et ouvrir des champs d'investigation.

Il inclut une liste bibliographique à la fin du plan, qui doit présenter toutes les références utilisées en vue de l'élaboration de ce plan soit : les études, enquêtes, sondages, volumes, périodiques rapports, etc... ainsi que des ouvertures de recherche possibles.

Il est souhaitable que le rédacteur consulte l'annexe qui traite des "Composantes d'une bibliographie".

En guise d'exemple le rédacteur peut se réferer à la bibliographie du présent guide

 

Voir annexe n°18

 

Annexes

 

En guise de complément explicatif de certaines idées émises dans ce guide ou de certaines conclusions avancées, le rédacteur insère une série d'annexes dans le P.I ; la présence de ces éléments dans le document prindpal pourrait en effet égarer le lecteur. L'utilisation d'annexes permet de présenter des compléments d'information et de ne laisser que l'essentiel à l'intérieur de chaque chapitre, ce qui n'enlève rien à leur importance.

POURQUOI ?

Cette section présente sommairement des résultats d'enquêtes, de sondages, d'inventaires biophysiques et humains et la synthèse des rapports ou des études . Les annexes doivent faire état de tout autre sujet qui pourrait aider le lecteur à comprendre certaines sections du P.I mais qui ne mériteraient pas d'être détaillées à l'intérieur même du plan.QUOI ?
 
Le rédacteur a la possibilité de présenter ses annexes soit à la fin de son document, soit sous forme de cahiers d'annexes  disponibles à part. Dans les deux cas le rédacteur prend soin d'identifier à la section "tables de matières" la liste des annexes qu'il tient à présenter en appui ou en complément au P.I.COMMENT ?

Voir annexes n°16 et n°17